Appli Yuka : sa rémunération et son modèle économique

Yuka est un outil numérique développé par Julie Chapon et ses deux frères François et Benoît Martin. L’application a vu le jour en 2017 en France et compte à ce jour plus de 30 millions d’utilisateurs de par le monde. Cette appli a pour objectif d’évaluer la qualité des aliments que les consommateurs achètent dans les rayons des grandes surfaces.

Alors comment est financée cette initiative ? Entre programme nutrition à taux fixe, dons et bien d’autres, Yuka essaie de diversifier ses sources de revenu en vue d’asseoir son modèle économique. On vous en dit davantage dans cet article.

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Présentation générale de l’application Yuka

Yuka est une application mobile qui a été développée par la Start-up Yuka SAS. Son but est de permettre aux consommateurs de scanner des produits agroalimentaires et cosmétiques dans le but d’obtenir des informations précises sur l’impact de ses produits sur la santé. Ceci aide les consommateurs à choisir des produits qui sont adaptés à leur santé et aussi d’inciter les entreprises de fabrication à améliorer la qualité de leurs produits.

Concrètement, vous allez lire le code-barres d’un produit à l’aide de votre téléphone et l’application va avoir accès à la composition du produit. L’appli va ensuite vous renvoyer une note globale du produit sous la forme de couleur (allant du vert au rouge). Dans le cas où l’impact du produit est jugé négatif, Yuka peut même vous faire des recommandations de produits similaires et meilleurs pour votre santé.

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Différentes sources de rémunérations de l’application Yuka

Au cours des 6 premiers mois de sa création, les concepteurs de Yuka se sont appuyés sur leur apport personnel, sur le prix du concours « La Fabrique Aviva » qu’ils ont obtenu et enfin sur la bourse FrenchTech BPI.

Yuka sa rémunération et son modèle économique

Les montants ainsi reçus n’ont suffi que pour le lancement de l’application. Une fois Yuka lancée, il était question de trouver une autre source régulière de revenus pour assurer la pérennisation du projet. À cet effet, les trois fondateurs ont pensé à deux axes de financement : la mise sur pied d’un programme de nutrition et la recherche des dons.

Programme de nutrition payant pour les utilisateurs

Les promoteurs de Yuka rapportent qu’ils ont eu cette idée de financement en écoutant les utilisateurs de l’application. Dans le but de compléter les informations fournies par l’application, ils avaient créé un blog. Ils ont constaté que plusieurs utilisateurs leur demandaient des conseils.

C’est ainsi que le programme de nutrition va germer dans leurs esprits et commencer à se dessiner pas à pas jusqu’à sa concrétisation en juin 2017. Les utilisateurs doivent payer la somme unique de 59 euros comme contrepartie de ce programme. En souscrivant à cette offre, le client va recevoir pendant une période de 10 semaines des « règles d’or » en vue de l’amélioration de leur alimentation. En outre, le client reçoit des idées de recette et peut même s’il le souhaite solliciter un nutritionniste.

Le financement par les dons

L’équipe des cofondateurs a eu l’agréable surprise de voir des utilisateurs leur demander de quelle manière ils pouvaient les soutenir. C’est ainsi que parallèlement aux apports financiers du programme nutrition, l’appli Yuka a commencé à recevoir des dons. Interviewé sur la question, Julie Chapon affirme que la moitié des revenus de la structure provient du programme et l’autre moitié provient des dons.

Quid du modèle économique de Yuka

Pour ce qui est du modèle économique de l’entreprise, les cofondateurs reconnaissent volontiers qu’il n’est pas encore complètement défini. Les développeurs travaillent à l’ajout de fonctionnalités supplémentaires pour l’appli et envisagent la mise en place d’une version premium payante (modèle B to C).

Il faut dire que depuis son lancement, l’application est gratuite d’où l’intérêt pour les promoteurs de rechercher des financements. Si la première version se concentrait uniquement sur les aliments, la nouvelle version envisage d’étendre son rayon d’action sur les cosmétiques et autres produits d’hygiène.

A un moment donné, les développeurs avaient envisagé un modèle B to B dans lequel ils auraient vendu leur appli à un groupe industriel ou alors à une compagnie d’assurances. Il a aussi été question de le proposer aux industriels de l’agroalimentaire pour les aider à améliorer la qualité de leurs produits.